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La pêche en bateau

La pêche est un sport complet et passionnant qu'il faut connaître. Physique, intellectuel et mécanique, il nécessite en complément de l'intuitition et un grand respect de la nature... A ce propos, notre champion de pêche Constant Guigo résume fort bien la pensée de tous ceux qui y ont goûté : "La pêche est une aventure toujours renouvelée et donne matière à un rêve permanent...".


Tous les bateaux peuvent pêcher avec un minimum de matériel vendu partout, c'est pourquoi vous pourrez facilement commencer en dilettante, sans prétentions et sans témoins, d'autant plus que votre titre de navigation à partir de la 6e catégorie vous en donne le droit sans rien payer de plus !

A bord de tout bateau, un matériel de pêche traditionnel ou moderne ne prend pas trop de place, vos passagers seront enchantés d'avoir de quoi s'occuper, enfin, vous n'êtes pas obligé d'y consacrer tout votre temps : c'est vous qui en choisissez l'opportunité et la durée.

Ultime argument, aux yeux d'une épouse qui a la gentillesse d'y voir une excuse, le poisson rapporté à la maison peut même faire pardonner en partie l'achat du bateau !


Essayez donc de pêcher, même sans y croire au début, d'abord le maquereau en traîne au petit large par exemple : il serait bien étonnant que vous ne mordiez pas à vos propres hameçons et que vous ne recherchiez pas ensuite d'autres poissons moins coopératifs...

Ainsi, vous aurez une raison supplémentaire pour naviguer et profiter encore plus pleinement de la mer.


I - LEURRES, APPATS OU ENGINS, CHOISISSEZ VOTRE MANIERE DE PECHER


La pêche en bateau comprend deux options :
  • soit on emploie sur le bateau une ligne tenue à la main ou surveillée de près, c'est la pêche dite sportive,
  • soit on mouille des engins indépendants du bateau pour piéger des poissons ou des crustacés, c'est la pêche dite dormante.


En matière de pêche "sportive" à la main ou à la canne, il n'existe que deux catégories,
  • soit la pêche aux leurres
  • soit la pêche aux appâts.

Dans l'option engins on a le choix, selon le règlement, entre les lignes de fond (palangres), les casiers (crustacés ou crevettes) ou les filets tramails (en Manche Atlantique seulement).


Chacun ses goûts, mais ceux qui recherchent le mouvement et l'émotion préféreront la pêche aux leurres ayant aussi l'avantage d'être toujours prête et peu salissante, alors que d'autres choisiront la pêche aux appâts qui demande de la patience et de l'organisation, mais donne en contrepartie le vrai contact avec le poisson.

D'autres encore seront séduits par la pêche aux engins qui pêchent tout seuls et procurent bien des surprises lors de la remontée.

Choisissez dans le tableau ci-dessous votre manière favorite de pêcher, mais n'oubliez pas d'essayer les autres, surtout si vous vous désolez de ne rien prendre avec la première méthode employée...


II - TOUTES LES PECHES POSSIBLES
Pêche aux leurres En traîne A la main (plomb, paravane ou planchette)
A la canne légère (leurre à bavette)
A la canne mi-lourde (lest ou bulle et leurre souple)
Sur treuil downrigger (grande profondeur)
Sur canne puissante Gros poissons (traîne rapide)
En dérive Lancer de surface à la canne (hélices, popper, Buldo)
Lancer peu profond à la canne (leurre à bavette, leurre souple)
Dandine en profondeur (cuiller lourde, plumes, leurre souple)
Au mouillage Lancer de surface (hélices, popper, Buldo)
Lancer en petite profondeur (L. bavette, L. souple)
Dandine en profondeur (cuiller lourde, plumes, L.souple)
Pêches aux appâts En traîne Aux fleurettes, couennes et vifs (traîne lente)
En dérive Palangrotte grattante au fond (appâts)
Ligne libre peu profonde (appâts et vifs )
Flotteurs (appâts et vifs )
Treuil downrigger (grande profondeur)
Au mouillage Palangrotte au fond (dérivations ou traînard)
Ligne libre peu profonde (broumé)
Flotteurs (appâts et vifs)
Treuil downrigger (grande profondeur)
Pêches aux engins Sur place Palangres, lignes de fond (2 x 30 hameçons)
Palangres, lignes flottantes (id)
Casiers à crustacés (2 maxi)
Filets tramail (50 m en Manche Atlantique)

III - OU PECHER ?

Près de la côte, il faut rechercher la proximité des roches et des bancs de sable sans jamais mettre en péril la sécurité du bateau. En fait les poissons se plaisent partout où il y a une irrégularité quelconque (relief ou texture du fond, température, salinité, courant et contre-courants, algues, etc.) Il vous faudra donc étudier de près les cartes marines en vous imaginant à la place des poissons pour trouver leur refuge ou leurs points de passage éventuel.

Au petit large, il est conseillé de suivre à la jumelle les oiseaux de mer, sternes en particulier, et vous tomberez peut-être sur des concentrations appelées "chasses", dans lesquelles vous serez certains de faire de très beaux paniers quelle que soit votre maladresse éventuelle.

Chaque bon coin ayant son heure de marée et sa période lunaire faste (coefficient de marée ou lunaison en Méditerrannée), il est important de se renseigner sur place par tous les moyens auprès de gens qui savent bien pêcher. La solution de facilité consiste à observer en mer à la jumelle le parcours d'un bon pêcheur.

Au large allez pêcher près des bouées cardinales, et au grand large recherchez la proximité des épaves dérivantes qui servent de refuge ombragé a des beaux poissons comme les coryphènes.


IV - LES PECHES A LA TRAINE (à la main ou à la canne)

Ces pêches idéales pour débuter et faire connaissance avec les poissons, se pratiquent au moteur ou à la voile, le bateau faisant route à une vitesse entre 2 noeuds et 8 noeuds, le plus souvent 3 noeuds.

Elles nécessitent donc un bateau stable sur sa route même à petite vitesse et un moteur le plus silencieux possible, ne s'encrassant pas. A noter que, pour ceux qui savent bien manoeuvrer et régler leur vitesse, le voilier est un des meilleurs bateaux de pêche à la traîne qui soit, à cause du silence et de la grande distance parcourue, d'ailleurs nos ancètres ont ainsi pratiqué la pêche pendant des millénaires.


  • Toutes les pêches à la traîne
    A la mainLigne à main + plomb ou paravane + bas de ligne + leurres légers et plumes
    A la canne légère Canne à lancer + moulinet tambour fixe + 100 m Nylon + leurre à bavette
    A la canne mi-lourde Canne de traîne + moulinet tournant + 60 m Nylon + leurre plongeant ou souple
    Sur treuil downriggerLigne-mère sur treuil + gros plomb + pince déclencheur + ligne ci-dessus
    Gros poissons Puissante canne + gros moulinet tournant + Nylon ou Dacron + gros leurre
    Aux appâts et vifsMêmes matériels avec appâts ou poissons vivants traînés plus lentement

    Traîne à la main

    Bars (loups), lieus (colins), orphies, maquereaux, etc.

    A bord des bateaux petits ou moyens, la traîne à main est la méthode ancestrale la plus facile à mettre en oeuvre avec un minimum de matériel et d'encombrement.

    La ligne à main et ses variantes sont vendues toutes faites chez les shipchandlers, dans les coopératives et chez les détaillants.


    Matériel : une ligne enroulée sur un plioir en liège ou en bois constituée de :
    • 50 à 100 m de cordelette tressée ou Nylon monofilament 100/100,
    • d'une dérivation ou d'un triangle portant un plomb de 200 g à 3 kg placé à 1 m plus bas,
    • d'un bas de ligne horizontal de 20 m au total constitué de 15 m de Nylon 45/100 suivi de 5 m de 35/100 (mettre beaucoup d'émerillons)
    • d'un leurre de taille moyenne (8 à 15 cm) comme une cuiller légère, un anguillon caoutchouc ou un leurre plastique souple à queue à palette (lançon) ou en virgule (civelle).

    A la place du plomb on peut monter une paravane (plomb à ailettes) ou une planchette godillante. Ces engins ont l'avantage de monter en surface à la touche et en plus la planchette est flottante, ce qui est intéressant pendant les virements de bord en voilier.

    Manoeuvre : choisissez votre leurre, filez le bas de ligne de 20 m, puis, selon profondeur, 30 à 60 m de corps de ligne portant le plomb ou l'engin, mais le plus difficile est d'évaluer la profondeur atteinte :

    Si vous visez les poissons de fond (bars, lieus) allez le chercher en filant du corps de ligne jusqu'à sentir les râclements du plomb au fond, puis remontez un peu et agitez la ligne aussi souvent que possible (aguichage).

    Si vous visez les poissons de pleine eau (maquereaux, orphies, etc), c'est plus facile, employez une paravane ou planchette, suivie loin derrière d'un train de plume et d'une cuiller légère, ainsi l'engin et ses leurres descendront aux environs de 4 m de profondeur.

  • Traînes à la canne

    (légère, mi-lourde, profonde ou tout gros)
    bars, lieus, maquereaux, chinchards, orphies, merlans, etc.

    La traîne à la canne légère, plus moderne, nécessite une canne souple et un moulinet à tambour fixe robuste.

    La traîne à la canne mi-lourde emploie une canne courte et souple avec un moulinet à tambour tournant.

    Dans les deux cas les lignes portent en bout des leurres à bavette bien réglés ou des leurres souples lestés de manière à descendre à l'étage où sont les poissons.

    Etant plus fines, lointaines et discrètes, ces deux techniques permet d'ajouter au tableau de la précédente méthode de beaux poissons méditerranéens tels que liches, dentis, tassergals, bonites, etc.

    Manoeuvre : laisser filer dans le sillage 60 à 100 m de Nylon 30 à 40/100 portant en bout un leurre à bavette de taille et caractéristiques adéquates pour ne pas trop risquer l'accochage à fond (ils plongent entre 2 et 6 m).

    Autre solution, employez un plomb de poids convenable intercalé sur la ligne et un leurre souple en bout.

    Plantez la canne dans un porte-canne, desserrez le frein du moulinet en limite de glissement et surveillez les mouvements réguliers du scion. Remontez si le leurre a pris une algue, ou un poisson, bien sûr.


    La traîne à la canne assistée par un treuil "downrigger" en grande profondeur est une spécialité méditerranéenne de plus en plus pratiquée car il reste de très beaux poissons dans les grands fonds. Elle est possible aussi en Manche Atlantique (et même conseillée à partir de 20 m).

    Elle emploie un treuil permettant de traîner très profondément presque à la verticale de l'arrière du bateau une ligne-mère en câblé acier portant un plomb très lourd en bout et disposant d'une pince déclencheur permettant de pincer le Nylon d'une ligne de canne classique, placée alors en parallèle, avec leurre souple ou plus rarement à bavette en bout d'un bas de ligne de 20 m.


    La traîne à la canne puissante visant les beaux poissons exotiques et les "tout-gros" impose un bateau hauturier ainsi qu'un matériel bien spécifique et de haut niveau mécanique. Elle se pratique à bonne vitesse (jusqu'à 10 noeuds) avec des leurres à jupe traînés en surface à peu de distance derrière le bateau ou de gros leurres à bavette et l'on peut prendre ainsi les poissons de rêve que sont les thons, espadons, voiliers, coryphènes, marlins, etc. Des leurres très voyants et sans hameçons appelés "teasers" sont aussi traînés dans le sillage pour exciter les poissons.

    Un voilier en route transocéanique doit s'équiper pour cette pêche et pouvoir stopper rapidement le bateau au moteur en cas de touche. Il est surtout conseillé de traîner ainsi à l'aplomb des remontées de fosses océaniques et autour de toutes les épaves flottantes aperçues en haute mer.

  • Traînes aux appâts ou vifs

    Les traînes aux appâts et vifs emploient tous les montages ci-dessus mais remplacent les leurres par des lambeaux de peau de poissons, par des poissons morts entiers ou encore par des poissons vivants.


V - LES PECHES EN DERIVE
(lancer de leurres, dandine de leurres ou d'appâts)

Ces pêches s'effectuent en silence, moteur stoppé, le bateau dérapant au dessus de bons coins de pêche sous l'influence du vent et du courant.

  • Toutes les pêches au lancer de leurres
    Lancer de surfaceCanne à lancer longue + moulinet rapide + Nylon + leurres hélices ou poppers
    Lancer en petite profondeurCanne à lancer fine + moulinet léger + Nylon + leurres à bavette ou souples
    Dandine en profondeurCanne à lancer raide + fort moulinet + Nylon + cuillers lourdes et plumes

    - Le lancer de leurres autour du bateau se pratique avec une canne longue et légère munie d'un moulient à tambour fixe rapide capable d'envoyer, soit en surface un leurre à hélices ou à nez biseauté (popper), soit sous la peau de l'eau un Buldo (ballonnet flottant) suivi à 2 m d'un petit leurre souple, soit en petite profondeur un leurre à bavette, soit enfin en plus grande profondeur, une cuiller lourde de 30 à 65 g (attention à ne pas la laisser couler jusqu'à accrocher le fond). Nylon de 26 à 40/100 selon le poids des leurres et les poissons visés.

    - La dandine de leurres se pratique, à la main ou plus souvent avec une canne assez raide, à la verticale du bateau en faisant subir des mouvements d'ascenceur à des leurres lourds descendus juste dessous (cuiller lourde de 65 à 250 g souvent surmontée d'une Mitraillette de plumes). Ces leurres doivent évoluer soit au ras du fond, mais sans le toucher, soit au niveau dans lequel le sondeur a repéré un banc de poissons.

    Nylon de 35 à 50/100 selon le poids des leurres et les poissons visés.
  • Toutes les pêches aux appâts en dérive
    Palangrotte grattanteCanne souple + moulinet léger + Nylon + 3 dérivations + plomb (tous appâts)
    Flotteurs Canne souple + moulinet léger + Nylon + flotteur mer + petits plombs
    Appâts au downriggerLigne-mère sur treuil + gros plomb + pince déclencheur + ligne palangrotte

    - La pêche aux appâts en dérive utilise les mêmes montages palangrotte que ceux à voir plus loin pour la pêche au mouillage


VI - LES PECHES AU MOUILLAGE
(Palangrotte, flotteurs, lancer de leurres ou d'appâts, le bateau étant à l'ancre)
  • Toutes les pêches aux appâts au mouillage
    PalangrotteCanne nerveuse + moulinet léger + Nylon + 3 dérivations + plomb (tous appâts)
    Bas de ligne coulissantCanne nerveuse + moulinet léger + Nylon + plomb percé + 1 ou 2 hameçons
    Flotteurs Canne souple + moulinet léger + Nylon + flotteur mer + petits plombs
    Appâts DownriggerLigne-mère sur treuil + gros plomb + pince déclencheur + ligne palangrotte

    - La pêche à la palangrotte aux appâts est la plus pratiquée au mouillage. Elle est pleine de surprises et intéresse beaucoup les enfants présents à bord. Les bas de ligne palangrotte se terminent par un plomb de 10 à 50 g placé en bout et possèdent au dessus 3 dérivations courtes portant un hameçon de petite taille. Certaines ont des "clipots" petits bras métalliques écarteurs. Ces bas de lignes classiques sont aussi en vente partout ainsi que les appâts spécifiques.

    Poissons visés : dorades, tacauds, vieilles, poissons de soupe, etc

    Appâts : vers de mer, vers d'importation, coquillages, crevettes, lambeaux de maquereau ou de sardine, etc.

    Nylon de 26 à 40/100 selon les poissons visés.


    - Les bas de ligne coulissants du nom de "traînards" sont employés pour attraper des poissons plus difficiles comme la Dorade royale (appât crabes et coquillages) ou plus brutaux comme les raies et les congres (appâts chair de poisson gras). La ligne coulisse alors à l'intérieur d'un plomb percé ou d'un tube portant le plomb. La partie bas de ligne qui suit le plomb (traînard) peut alors mesurer jusqu'à plusieurs mètres. Ainsi on obtient une grande sensibilité à la touche et un ferrage efficace.

    Nylon de 30 à 60/100 selon les poissons visés.


    - Les pêches aux flotteurs sont proches des pêches de rivière, il suffit de laisser dériver des gros flotteurs de mer bien visibles portant dessous un bas de ligne juste plombé pour équilibrer le flotteur et en bout un hameçon N° 10 à 1 (6 en général) appâté avec un ver ou un morceau de chair de coquillage. Nylon de 20 à 40/100 les poissons visés.

  • Les pêches aux leurres au mouillage Toutes les formes de pêches aux leurres vues plus haut pour la dérive sont possibles aussi au mouillage. Il faut y ajouter une pêche très amusante qui consiste à attraper des éperlans (nom exact : athérines prêtres) en dandinant sous le bateau une fine Mitraillette faite de petits leurres en forme de larves. Il faut d'abord repérer à vue sous le bateau ces poissonnets brillants, fréquents dans les mouillages, puis de faire marcher l'ascenseur avec une petite canne sensible. Vous en prendrez plusieurs à la fois et votre friture sera vite prête pour l'apéritif à bord.


VII - LES PECHES AUX ENGINS

Attention à la réglementation elle est très précise et restrictive, en cas de doute interrogez l'Admistration Maritime de votre quartier.

En France, vous avez droit à 2 palangres armées pour un total de 30 hameçons chacune, ce qui ne veut certainement pas dire 30 palangres de 2 hameçons. Il est d'usage de remonter ces lignes à la main et la solution du treuil électrique est considérée comme réservée aux professionnels dans certains quartiers de la côte d'Azur.

D'autre part, vous avez droit à 2 casiers à crustacés (crabes ou crevettes), ce qui ne comprend pas les nasses à poissons.

Enfin, en Manche-Atlantique seulement et hors des estuaires, vous avez droit à 50 m de filet tramail (une nappe de filet prise en sandwich entre deux autres nappes à mailles plus larges), ce qui exclut les filets doits à nappe unique.

Dans tous les cas, ces engins doivent être balisés en surface par des bouées à pavillon très visibles portant d'une manière indélébile le numéro d'immatriculation du bateau.

Les palangres de plaisance sont des lignes dormantes pourvues au plus de 30 hameçons appâtés (N°1/0 à 6/0) placés au bout d'avançons de 1 m en moyenne. Elles sont tendues entre deux points fixes constitués par des lests ou grappins portant chacun un orin et une bouée. Les appâts sont classiques mais de bonne tenue à l'hameçon (maquereau, crabe, seiche, lançon, etc.). Bateau en dérive, tendez vos palangres dans le sens du courant en faisant très attention aux risques de blessures avec les hameçons (ayez toujours un couteau sur vous, prêt à couper la ligne). Attendez quelques dizaines de minutes ou quelques heures avant de remonter la ligne, en la reprenant au moteur en sens inverse du vent ou du courant.

Les casiers sont appâtés avec toutes sortes de déchets de poisson (tête, poisson entier, etc), ils se mouillent près de roches ou dans des failles. Il est conseillé de les lester fortement ou de mettre un grappin en plus pour ne pas qu'ils partent en dérive, ce qui fait croire à beaucoup qu'ils ont été volés.

Sur les filets, il faut placer une très longue patte d'oie (au moins 10 m) à chaque extrémité de la nappe, les ancres ou grappins étant alors en bout avec leurs orins. Les filets doivent impérativement être mouillés dans le sens du courant en commençant par l'amont. Si le courant change en ne s'inversant pas exactement, votre filet deviendra un redoutable piège à goémons et il faudra le remonter avant la renverse. .

Bien plus que la promenade sans but précis ou la croisière déjà faite plusieurs fois, la pêche, qui est d'abord un prétexte amusant, deviendra ensuite une occupation agréable et enfin vraie motivation pour sortir souvent votre bateau du fond du port où il s'ennuie...

Salon européen des pêches en mer et des bateaux du pêcheur plaisancier : « le » salon de la pêche.